Journal satirique et écologique du Pays d'Auge, paraissant quand il a le temps

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AU FIL DE LA TOUQUES

 

MISE À JOUR DU 07.03.2010

 

 

 

BRÈVES DE COMPTOIR

SUR CE SUJET

 

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LE PIEGE A CON TENDU

 

à Chantal Jouanno

 

MAJ du 12.11.2009 : La secrétaire d'Etat à l'environnement, Chantal Jouanno, vient vendredi à Lisieux, dans une ville crade, pleine de tags et pourrie par les affiches étalées partout par Pays d'Auge Expansion pour son expo naze que personne n'a visité (un dossier part à la cour des comptes régionale pour dénoncer le coût de cette débilité).

La visite de la Sous-Préfecture avec son mur dégueulasse est classée trois étoiles au Michelin de la France défigurée.

Elle va tomber dans un véritable traquenard tendu par Aubril, Godereau et De la Crouée. Le but de l'opération n'est pas de montrer à la ministre une réalisation exemplaire en matière d'écologie, car c'est plutôt un désastre, mais de s'afficher avec elle pour faire croire au bon peuple qu'ils sont des écolos.

Pas de bol pour nos manipulateurs, elle va signer un contrat avec Patrick Lagarde, de l'office national de l'eau et des milieux aquatiques, l'ONEMA, qui avait pincé sur le fait les services techniques (dirigés par Godereau), à détourner un ruisseau du chevelu de la Touques à grand coup de pelleteuse sans aucune autorisation.

Résultat, interruption des travaux et procès verbal.

Ils vont aussi lui montrer la cascade pour le ravissement des truites du quai des remparts, célèbre pour son coût faramineux du fait des affouillements que ces zozos ont généré en faisant des travaux débiles (800000€ en tout jetés à... l'eau).

Ils ont aussi réussi à multiplier par deux le linéaire et la surface envahie par la Renouée du Japon, qui prolifère sur le terreau de la connerie comme chacun sait.

Sans compter que ces pieds nickelés se sont mis dans l'idée de créer un cheminement le long de la Touques, qui risque bien de se terminer par un désastre financier et écologique.

On notera que les heures de visite sont secret défense, des fois qu'un écolo ait l'intention de semer la perturbation.

Prévenue du piège à cons, la secrétaire d'état peut toujours balancer quelques vannes à nos comiques. Le résultat dans la presse va être impayable.

 

 

BERGES DE LA TOUQUES

 

VERS UN DESASTRE  ECOLOGIQUE ?

 

 

 

MAJ 21.10 : Ceux qui suivent se souviennent de la cuisante histoire du QUAI DES BRUMES, en gros, la municipalité et ses "experts" en matière d'environnement ont complètement foiré leur intervention dans le lit de la Touques. 

Maintenant c'est sur les bords de notre fleuve que les mêmes pieds nickelés qui se prennent pour des écolos vont sévir, sous la houlette de deux ignorants des choses de la Nature, les camarades Godereaux (qui s'est fait niquer profond par la Renouée du Japon) et De la Crouée.

L'idée d'aménager un cheminement peut séduire, mais comme vous le savez maintenant, les "bonnes idées" des HAM se terminent souvent par des désastres.

En effet, qui dit cheminement, dit accès facilité,c'est la porte ouverte au braillards, aux déchets, aux saletés de clebs qui vont chier partout et perturber la faune sauvage, et une accentuation de la pression des pêcheurs encartés ou sauvages, etc...

Pour un observateur attentif et un tant soit peu connaisseur de la faune sauvage, celle-ci est assez variée : il y a encore des martin pêcheurs, espèce très fragile à la qualité de l'environnement.

Ils vont "entretenir", c'est à dire raser les berges comme sait si bien le faire la Bac Environnement, planter des végétaux exotiques "pour faire joli" plutôt qu'utiliser la flore "normale", et pour faire survivre utiliser des désherbants comme ils le font partout en ville, discrètement d'ailleurs.

C'est pain béni pour la Renouée du Japon, qui va trouver des conditions particulièrement favorables : ces crétins la font actuellement couper à contre-temps, alors qu'elle est montée à graine, le meilleur moyen d'en foutre partout. Le moindre chien ou vélo va transporter les graines tout du long. C'est l'envahissement assuré.

Autres bénéficiaire des exactions prévisibles, les rats et le Grand Cormoran, le Stuka à plumes, déjà présent, mais qui va profiter des berges dénudés pour piquer sur les truites et saumons réintroduits à grand coup de subventions.

Il vaut mieux parfois ne rien faire, car quand la chienlit de la "civilisation" est installée, le retour en arrière est difficile.

D'après mon grand copain De la Crouée ce sera "sans équipements excessifs".

L'ardoise est de 850000€, de quoi mettre quelques coups de bulldozer de travers.

On risque donc de rigoler à voir nos comiques s'empêtrer dans une situation où ils se seront mis eux même.

Et qu'en pense l'ONEMA, l'organisme chargé de protéger la Touques des furibards de l'aménagement à coup de tracto-pelle, les organisations de protection de la faune sauvage comme la Ligue de Protection des Oiseaux ?

Pas consultés sans doute, nous on sait tout !

Quand aux aspect légaux de l'opération, rassurez-vous le "Profanateur" a acquis un savoir faire indéniable pour s'asseoir sur les lois et règlements.

 

 

FRASQUES DES DESTRUCTEURS

 

DE LA NATURE DE LA MAIRIE

 

 

 

 Le ru du petit lieu à sa traversée du stade : mort, pollué, ce n'est qu'un fossé stérile

 

 

MAJ 13.09 : Yves MENARD (l'EVEIL), prévenu par un riverain, est tombé sur le poil des employés municipaux en train de creuser à la pelleteuse un nouveau lit au ru du Petit Lieu (photos irréfutables dans le journal, si Monsieur le Procureur veut bien ouvrir une information).

Ce ruisseau, qui fait partie du chevelu de la Touques, et est normalement un garde manger et une frayère, est un exemple typique des exactions que subissent nos cours d'eau dès leur source. Déjà au départ, côté pesticides, c'est pas terrible, inexploitable pour la consommation humaine, pourtant les poissons et grenouillent baisent dedans, comme dit Renaud.

Pour son malheur ce ru qui devrait être bucolique traverse le stade où il subit tous les outrages de maniaques du désherbant, de cureur à coup de pelleteuse, de débroussailleurs et déboiseurs ataviques. Oui, oui, les employés du stade, de vrais malades incompétents (ça, ça va être répété). Plus un arbre, plus un roseau, que des algues nauséabondes, plus de grenouilles.

J'avais réussi à l'époque à les empêcher de passer les berges au désherbant en les menaçant de leur faire retirer leur agrément pour l'usage des pesticides.

Ils ont arrêté, mais pour le reste, rien de changé.

Résultat : ce ruisseau qui hébergeait une faune et une flore variée "naturelle", il y a 20 ans, est mort, empoisonné, eutrophisé, même les rats ont du mal à survivre.

Après le ru passe dans la ZI Nord, près des jardins d'insertion, l'endroit le plus pollué jadis par l'incinérateur, où son eau est prélevée pour arroser les légumes (beurk).

Il poursuit sa route à peu près dans son lit naturel devant le nouveau DEKRA, qui a posé des buses mais a bouché le cours d'eau. Sympa DEKRA, tu commences bien mon pote. Puis il tombe chez LECLERC, grand défenseur de l'environnement pour se faire mousser auprès des ménagères plus ou moins enveloppées de moins de 50 ans, mais qui derrière sa SCA, passe tout au désherbant, jusqu'au rond point. Sur ce point ce pollueur des eaux de surface est aussi crade que la municipalité.

Ensuite, un peu de répit devant chez INTER, mais ça va pas durer.

On se demande quelle mouche a piqué les services techniques à creuser 500m de fossés pour détourner ce cours d'eau, ce qui est évidemment strictement interdit par la loi sur l'eau. Brice Lalonde, qui avait roulé les socialos avec cette loi, va bicher.

Comme je viens d'apprendre l'existence de l'ONEMA, on va contacter ces braves gens, vont pas être déçus.

J'espère qu'ils sont moins trouillards que les garde-pêche pour allumer les HAM d'antinature.

Responsables : les camarades GODERAUX et MERCIER, DEKRA, SCA LECLERC, que du beau linge pris la main dans le bac (à linge). Et c'est du pénal les gars.

 

 

 

Le capitaliste triomphant DEKRAKRA n'hésite pas à couper un ruisseau. Sympa pour

la faune et la flore qui suivent.

 

 

 

 

Quand on compare le discours lénifiant de Michel Edouard Leclerc en matière d'écologie

et le comportement réel de ses sbires hystérique du désherbant derrières ses hangars on

se dit que ce trémoussant à la téloche est un beau menteur. Et c'est comme ça sur 200m.

L'arbre à droite est un miraculé, un fossile.

 

 

LE QUAI DES REMPARTS EST DANS LES BRUMES

 

 

L'histoire du QUAI des BRUMES tourne au tragi-comique, Gilbert est "miné" et "n'en dort plus la nuit". C'est pas la première fois que je lui trouble le sommeil.

Les kayakistes la ramènent et m'invitent à faire un tour en bateau qui vont sur l'eau. Chiche, mais je me méfie, une fois que t'as chaviré...

Petit conseil aux riverains : si je fais une balade, je prends mon APN. Les kayakistes sont aussi des témoins gênants (comme les pêcheurs) de certaines pratiques pas très catholiques. Les meilleurs clichés seront pour le sous-pref.

Je n'avais pas très bien pigé l'échange du terrain de polo perdu contre cet ouvrage à 400000€ le bout. En fait, il n'a pas été fait pour eux, mais pour "faire joli" "embellir" et évidemment pour le "ravissement des truites". C'est effectivement de leur faute, aux truites.

Pour les kayakistes, ça va pas, la Touques "a trop d'eau" ou est "trop froide". En plus, il faut une pompe ou refaire un barrage et chauffer l'eau. Au bois ?

Résultat, ils vont à la piscine. C'était bien la peine.

Il démissionne quand de la liste à Bernard le somnambule après cette magistrale casserole ?

 

 

On connaît le prix : 400000€, plus la rallonge on est à 500000€, pour démolir ou réparer autant, un million quand même, soit 5,6 millions de francs. ll est précisé "confortement des berges", c'est gagné. Un deuxième ouvrage a été démoli allée Marescot, je sens que je vais aller jeter un oeil. A mon avis ce panneau qui fait désordre n'en a plus pour longtemps.

 

 

 

L'article sur le "QUAI DES BRUMES" (ci-dessous) était bien prémonitoire.

Ca tourne au tragi-comique :

Il est passé dans OUEST, avec juste en dessous, une photo des kayakistes qui s'entraînaient à... la piscine, c'est plus cosy. Les bords du bassin ont-ils résisté ? 

On voit sur ces deux clichés que les épis (massifs !) créent des tourbillons (et des remous politiques), l'eau affouille sous les fondations de murs anciens. On note également que le banc de cailloux (et de matériaux de constructions divers et variés, il y a beaucoup de briques) qui suit le dernier épi réduit le calibre de la Touques. On risque de se retrouver avec une belle inondation lors de la prochaine crue. La situation actuelle, avec le barrage qui détourne les eaux par le petit bras qui passe sous le boulevard Pasteur est encore plus à risque.

Bernard va-t-il un jour être obligé de donner une interview pathétique à la téloche, droit dans ses bottes, de l'eau boueuse à mi-cuisses, comme jadis Madelin à Redon ?

Les kayakistes, pris de remords, aideront à l'évacuation des petites mémés.

Voilà ce qui arrive quand on joue les apprentis sorciers.

Très très désordre en pleine campagne municipale. Les sous de la maison de la petite enfance vont passer dans la pataugeoire des kayakistes ! 

 

 

 

 

L'effondrement du trottoir du quai des remparts est un bon exemple des conséquences d'une intervention maladroite dans une rivière. La Nature est facétieuse et imprévisible, l'adjoint aux services techniques est en train de l'apprendre à ses dépends, en attendant que ce soit notre tour pour régler l'addition. Il essaye désespérément de noyer le poisson dans la Touques.

Que s'est-il passé en fait ?

Le barrage en amont, qui datait du temps où l'énergie hydraulique était utilisée à plein (ça reviendra), a été détruit (manque de discernement pour des décideurs qui se gargarisent de développement durable). Des épis destinés à créer des courants pour le ravissement de kayakistes qu'on ne voit jamais ont été mis en place à grand renfort d'engins. Dans le genre déstabilisation on ne fait guère mieux.

Je serais curieux de connaître le coût de cette petite plaisanterie.

J'avais suggéré au Préfet de créer un SAGE il y a quelques années, pour mettre un peu d'ordre et calmer les ardeurs des multiples intervenants qui font (toujours) tout et n'importe quoi dans notre fleuve.

Il va falloir s'y mettre... durablement. Inconvénient majeur : il y aura des écolos et des associations rodées à la protection de la Nature autour de la table, habituellement exclues du débat.

Comme par hasard, l'endroit le plus resserré par un épi, où il y a le plus de courant est au droit du trou. Il faut maintenant aller voir, pourvu que le mur ne soit pas monté sur des pilotis en bois, comme cela se faisait dans le temps. S'il faut refaire les 150m de murs, et détruire les enrochements bétonnés posés cet été, bonjour la facture.

Bien entendu, le Maire UMP, Bernard AUBRIL, toujours prêt à se glorifier lors des inaugurations avec les discours... fleuves, insipides et sans odeurs, va encore se défiler puisque ça tourne en eau trouble.

Va-t-il nous dire que c'est la faute aux truites ?